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mardi 10 juillet 2012

CQFD

Extrait du conseil des ministres du 30 mai 2012 :

"Si les suppressions massives de postes, 77000 dans les cinq dernières années, 14 000 pour la rentrée 2012, ont été décidées par le Gouvernement précédent et ne pourront être résorbées que progressivement, conformément aux engagements du Président de la République, et à la demande du Premier ministre, le ministère de l'éducation nationale prépare dès à présent un ensemble de mesures destiné à remédier aux difficultés les plus criantes, tout en entreprenant le changement éducatif par des impulsions nouvelles.
Ces mesures seront largement concertées de façon à parvenir à davantage de justice et d'efficacité dans leur mise en œuvre.
Des moyens en personnels supplémentaires commenceront à être mis en place dès la rentrée afin d'atténuer les plus graves tensions constatées. Ils seront notamment ciblés sur le premier degré, où 1 000 professeurs des écoles seront recrutés, et sur l'accompagnement des élèves en difficulté. Ils seront renforcés par le recrutement d'autres personnels, en particulier pour accompagner les élèves en situation de handicap et permettre, conformément aux vœux du Président de la République, une plus grande sécurité pour les personnels dans les établissements les plus touchés par les violences."


14 000 postes supprimés à cette rentrée scolaire, voilà pourquoi des personnes même titulaires se retrouvent sans poste ou en suppression d'heures là où elles enseignaient depuis des années et viennent postuler là où d'autres plus précaires se voyaient confier des contrats (pour des salaires nettement inférieurs à travail égal) et donnaient toute satisfaction. Le nouveau gouvernement promet de palier à ces suppressions qui ont donné lieu à ce que nous voyons aujourd'hui partout autour de nous (des personnes diplômées et expérimentées dans la précarité, des surcharges en effectifs de classes donnant lieu à des tensions et trop souvent une mauvaise ambiance à la fois pour l 'enseignement et pour l'apprentissage, des violences aussi, qu'elles soient verbales ou gestuelles). Mais cela ne pourra se faire en un jour, ni même en une année, et à cette nouvelle rentrée scolaire, encore beaucoup trop d'enseignants non titulaires sur le carreau. Sans compter que certains (certaines) n'ont pas d'autres ressources au foyer pour vivre si ils ou elles n'ont pas un compagnon ou un conjoint pour au moins assurer la survie (logement, chauffage, nourriture, et de quoi se re-créer de temps en temps).
Que reste-t-il en attendant le verdict de la rentrée ? La foi. La "foi du charbonnier", celle qui fait tenir debout et empêche de vaciller.